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Ma Vision d’Ediberé L’Orque sous les éléments de Terre et de Feu

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3 min read
Ma Vision d’Ediberé

L’Orque sous les éléments de Terre et de Feu

Par Francisco Moreira — Je ne suis que l’Apprenti

La Terre est le socle silencieux de toute existence.
Elle est racine, stabilité, mémoire ancestrale.
Elle porte le visible et l’invisible ; elle préserve ce que nous fûmes
et ce que nous n’avons pas encore eu le temps de devenir.
On y trouve les origines, la patience des cycles
et la force qui maintient l’humanité en équilibre.
Lorsque la vie tremble, c’est la Terre qui rappelle
que toute croissance commence par l’enracinement.

Le Feu, lui, est l’élan.
Il ne patiente pas.
Il consume, révèle, transforme.
Il est l’étincelle qui bouleverse pour provoquer le changement,
la lumière qui oblige à regarder enfin ce que l’on fuyait.
Le Feu ne négocie pas : il marque l’instant
où l’existence exige une décision.

En Ediberé, la Terre et le Feu dialoguent.
La Terre offre l’orientation intérieure.
Le Feu corrige la route.
Et lorsqu’ils se rencontrent, on comprend qu’avancer ne suffit pas :
il faut avancer avec conscience.

Dans cette même langue se raconte l’histoire de l’orque
qui cherchait de quoi vivre sans pouvoir l’atteindre.
Elle avançait seule, convaincue que survivre dépendait seulement de la force,
sans comprendre que parfois, la sagesse consiste à rejoindre les autres.
Elle trouva un groupe en harmonie :
des mères, des petits, et quelques mâles qui savaient
que la coopération est une force à part entière.
Ensemble, ils encerclèrent la nourriture, s’organisèrent,
et ce qui n’était que rareté devint abondance.

Pendant qu’ils avançaient comme une famille,
les mâles solitaires restaient errants,
dépensant leurs années dans des quêtes sans signification.
La différence entre eux n’était pas le destin —
c’était la conscience.

« La Terre soutient celui qui choisit de demeurer,
et le Feu guide celui qui choisit de changer. »

Je ne suis que l’Apprenti, et j’apprends encore
qu’aucune vie ne prospère dans l’isolement.
La solitude née de l’orgueil affaiblit ;
l’unité sincère transforme.
La vraie force ne réside pas dans la résistance,
mais dans la capacité de reconnaître le moment
où il faut se rapprocher de ceux qui apportent paix, direction et croissance.

« Ce qui n’est pas ordonné en soi se défait au-dehors. »
Je comprends désormais que l’on trébuche
lorsqu’on accorde trop de pouvoir à une mémoire fragile.
L’esprit altère, exagère, minimise,
et déforme selon les blessures du jour.
C’est pourquoi l’essentiel a besoin des racines de la Terre
et de la clarté du Feu :
pour être écrit, ordonné, médité.
La vie change lorsque l’on parle depuis ce que l’on est vraiment,
et non depuis ce que l’on croit se souvenir.

« Aucun pas en avant ne tient
tant que le passé s’accroche encore à la cheville. »

J’ai appris que retenir ce qui est terminé
ne fait que prolonger la douleur.
Le familier n’est pas toujours le juste chemin,
c’est seulement celui qui rassure.
Avancer ne signifie pas oublier,
mais honorer sans rester prisonnier.
La liberté arrive lorsque, avec humilité,
on accepte que certaines portes se ferment
pour qu’enfin d’autres puissent s’ouvrir.

Chaque être humain apprend à vivre
tout en vivant déjà.
Nous trébuchons, nous oublions, nous répétons nos erreurs…
et pourtant, la vie ne nous ferme pas sa porte.
Elle attend.
Elle observe.
Elle invite à comprendre que grandir
n’est pas une affaire de perfection,
mais de sincérité.

Et lorsque cette sincérité se présente enfin,
le chemin apparaît comme s’il avait toujours été là,
patient, en attente de notre éveil.

Je ne suis que l’Apprenti…
Oluwo Otura Ojuani — Awo Ifá Oma
Iboru Iboya Iboshishe — Moforíbalẹ̀ Ifá

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El aprendiz

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Francisco Moreira Argüelles, “El Aprendiz”, masón e iniciado en Osha e Ifá. Su misión: aprender siempre y compartir con humildad la sabiduría ancestral en un lenguaje universal.